BIOGRAPHIE


Valentin Pinet est né à Lyon en 1996. Il vit et travaille entre Marseille et l’Auvergne. Il est diplômé de l’École supérieure d’Art Annecy Alpes (ESAAA), des Beaux-Arts de Paris et de l’École documentaire de Lussas (Ardèche) en 2020. En 2024-2025, il est invité par le Centre Pompidou (Hors-Pistes) et l’École Arts Décoratifs (ENSAD) à réaliser un film-essai dans le cadre du programme Design des Mondes Montagneux. Son travail sera montré prochainement à l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne (IAC) dans le cadre de la Jeune Création Internationale de la Biennale de Lyon 2026, ainsi qu’en Compétition Française au 37ème FID Marseille.
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Ses films ont également été montrés dans plusieurs festivals et expositions, notamment à LE BAL (Paris, 2022), à la Villa du Parc (Annemasse, 2023), au Festival Côté Court (Pantin, 2019, 2024 et 2025), à Sillon / Manifestation des cultures (Drôme, 2021), au 6b (Saint-Denis, 2023), à Mains d’Œuvres (Saint-Ouen, 2024), à la Nuit Blanche (Paris, 2022), en résonance de la Biennale de Lyon (Atelier Chroma, 2022), à Vidéoformes (Clermont-Ferrand, 2026), ainsi qu’à la Biennale Internationale Design Saint-Étienne (2025).


DÉMARCHE


Le travail que je mène est construit à partir de paysages, de récits locaux et de gestes qui traversent le temps.

Je fais des films à partir d’histoires peu visibles, de traces, parfois issues de pratiques vernaculaires : des Procès-Verbaux de contrebande du XVIIIe siècle réactivés sur les hauts plateaux du Forez, une étape du Tour de France rejouée par de jeunes cyclistes amateurs, une anse de terre sur la mer où les figures d’un tableau semblent ne pas avoir bougé ; ou bien des gestes techniques, sportifs ou artisanaux qui traversent les époques et continuent d’habiter le présent.

Ma pratique s’intéresse aux multiples formes de Re-jeu, à la circulation des récits entre les époques et à la manière dont les histoires, les paysages, les gestes ou les formes de vie persistent et se transforment au sein de nos existences.

En explorant les archives sous de multiples formes : écrites, filmiques, picturales, sonores, j’utilise cette matière comme terreau de mes films. Elles deviennent point de départ d’une mise en relation entre passsé et présent, entre micro-histoire locale et Histoire. Alors, les films trouvent leurs structures narratives au sein même de ces documents.

Chaque projet commence par un temps long de recherche et d’immersion. Je vais à la rencontre des habitant·es, des amateur·ices, mais aussi parfois de chercheur·euses et de professionnel·les d’un domaine précis : archéologie, ethnomusicologie, anthropologie... Les personnes rencontrées prennent part aux films en devenant interprètes, collaborateur·ices ou passeur·euses de récits liés au territoire, au pays.

La manière dont mes films se fabriquent évolue selon les projets et les étapes de travail. Certaines vidéos émergent d’abord dans un temps de recherche solitaire, à travers l’enquête, la collecte ou un tournage léger. D’autres se déploient progressivement dans des formes de production plus collectives, associant équipe  cinéma, création sonore, costumes et mise en scène élargie. Je cherche à construire des formes poreuses, où le processus de fabrication s’élabore avec les habitant·es, les paysages et les savoirs rencontrés.